Marie de Mazet

Les bienfaits des plantes précieuses

Marie de Mazet vous invite en Cévennes

Les Jardins de Mazet sont implantés dans les Cévennes méridionales, au cœur d’une région riche de contrastes et de traditions millénaires.

Délimitées au sud par les garrigues du bas Languedoc et au nord par le Vivarais, les Cévennes constituent le sud-est du Massif central.

Par leurs pics datant de l’ère primaire, le mont Lozère et le mont Aigoual  encadrent la région qu’un vaste océan recouvrait pendant l’ère secondaire. Le retrait de la mer, permettra de découvrir, pendant l’ère tertiaire, il y a environ cinquante millions d’années, un paysage de granites, schistes, grès et calcaires.

Ce paysage travaillé de tout temps par la main de l’homme et repris par la nature dès que l’activité régresse, est  profondément marqué par l’histoire des Cévennes  faite de l’esprit de résistance et de l’identité qui s’est forgée durant la longue et tragique période de répression de la Réforme.

Elle est faite également de la culture millénaire du grand verger de châtaigniers et du pastoralisme, ainsi que des épopées plus récentes de la soie, des mines et de l’industrie.

Pour Marie, l’âme de Mazet, c’est ici, sur un coup de cœur, un déclic, que sa conviction est faite : la culture des plantes médicinales serait sa destinée : « …Vivre dans ce pays de contrastes, où les monts de granit, veillent sur cet univers de terrasses serties de murets en pierres sèches et de châtaigneraies centenaires, avec comme lien, une réflexion constante sur la place de l’Homme dans son milieu, que se soit parmi ses semblables ou au sein de la Nature. » (Frédéric Hébrard)

Dans cette région au climat rude et aux paysages à couper le souffle, l’agriculture est une longue tradition. Elle s’y développa dès la période gauloise. Au Moyen Âge, les paysans y cultivaient des céréales : le blé, le seigle, l’avoine, le millet ; des légumes : le chou, le poireau, la fève ; des plantes tinctoriales : la garance, le pastel, la gaude. Châtaigniers en montagne, noyers, oliviers, amandiers, noyers au hasard des terrasses, complétaient les ressources des Cévenols. Les Croisés y ramenèrent de nombreuses plantes légumières et fruitières. 

Au XVIème siècle, on y vit l’apogée du mûrier et l’essor de la sériciculture. En 1850 une maladie épidémique, la pébrine, ravagea les magnaneries et attaqua les vers à soie provoquant ainsi une terrible crise économique. Malgré la visite de Pasteur à Alès pour éradiquer ce fléau, la sériciculture déclina, minée aussi par la concurrence et l’arrivée des textiles synthétiques. On arracha de concert mûriers et oliviers. Puis vint en plaine l’heure de la viticulture.

Au XXème siècle, la nécessité de protéger la nature en Cévennes inspira l’idée de la création d’un parc national. Vers 1955, suite à un exode rural massif menaçant l’identité de la région, cette idée s’est concrétisée. Au troisième millénaire, la France a soumis la candidature des Cévennes sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO afin que notre belle région soit reconnue au même titre que le Grand canyon, la Muraille de Chine ou encore le Mont Saint-Michel.

 Et c’est depuis juin 2011 que les Causses et les Cévennes sont inscrits au patrimoine mondial, au titre de paysage culturel de l'agro-pastoralisme méditerranéen. Cette reconnaissance consacre la valeur d'un site exceptionnel dont les paysages ont été façonnés par la main de l'homme depuis des millénaires.

Bien campées entre Massif central et Méditerranée, les Cévennes constituent une merveilleuse destination touristique qui s’appuie sur de fortes identités territoriales et culturelles. Des étendues désertiques des Causses au majestueux mont Lozère, en passant par les gorges du Tarn ou le massif de l’Aigoual, les paysages sont variés et spectaculaires et offrent de magnifiques trésors aux amoureux de la nature.

Alors, n’hésitez plus et venez découvrir nos belles Cévennes !

 
00:00
Catégorie: Mots clés:
07/16/15